« Je conçois et réalise mes œuvres comme des incarnations d’images mentales. Incarnations, car j’utilise des matières qui ont une réalité forte, une existence physique et symbolique intrinsèque radicale. Sang, reliques de forêts incendiées, os, déchets industriels ou issus de destructions, restes d’animaux, huile de vidange, deviennent un parti pris économique qui développe dans cet usage des espaces poétiques faits de tiraillements et d’antagonismes. Lutte interne entre pulsions de vie et de mort, préservation du vivant, nature, ne sont des sujets ni uniquement actuels ni exclusivement politiques, dont l’exploration poétique et esthétique soulève des enjeux intensément humains et ouvre de nouveaux espaces de projection. »